|
|
Rome Pentecôte 2006 |
source de cette page depuis ici jusqu'à la fin: www.renouveau.be
Merci à nos amis belges pour ce beau résumé !
Un
Il raconte qu'en mars 1967, il a été intrigué par l'expérience charismatique initiale faite en janvier au week-end de retraite de Notre Dame… Ses objections étaient surtout du type: on a déjà reçu le Saint Esprit dans les sacrements. Ses amis et lui étudient la question, retrouvent des textes bibliques sur l'onction d'Esprit, ils demandent la prière d'amis épiscopaliens, et reçoivent trois sources de réponses à leurs objections: dans les textes du Nouveau Testament, dans le Magistère (les Pères de l'Église ) et dans les documents de Vatican II. En mars, ce fut alors l'explosion de joie; de foi, d'audace, d'unisson dans la prière avec les autres catholiques qui recevaient nombreux la même grâce après le groupe de Patty Mansfield Gallagher; union de prière aussi, grande richesse, avec les frères protestants au-delà des différences théologiques.
La manière de se retrouver en frères "nés de nouveau dans l'Esprit" ne s'est pas faite automatiquement. Jusqu'en 1960, beaucoup de protestants quittaient leurs Églises habituelles au profit de la vague charismatique inaugurée par le mouvement pentecôtiste californien d'Asuza Street" en 1900. Puis le fameux Baptême dans l'Esprit a été relu, redéfini, jusqu'à aboutir à une compréhension de la nature œcuménique de ce "Baptême". Pas encore de place pour les Catholiques dans cette évolution vers plus de respect envers chaque dénomination… Les Catholiques étaient perçus – et le sont encore parfois – comme privés de l'Esprit Saint. Une fois 1967, cette étiquette commencera à vieillir, mais très lentement dans les cœurs des frères protestants. Killian Mc Donald a montré théologiquement que l'effusion de l'Esprit fut et reste une grâce œcuménique, et il a fortement fait avancer le dialogue catholiques-protestants. Désormais, les grands Congrès furent programmés avec un profond respect pour chaque dénomination. (note personnelle: moi qui ai participé à de nombreuses Conférences œcuméniques depuis celle de Brighton, je peux témoigner que le climat de bienveillance et de confiance à l'égard des catholiques s'est fort fort amélioré et continue à s'embellir!)
La date rappelée par Kevin – 1967 – nous redit, et ceci sera répété plusieurs fois durant les deux Congrès, que l'an prochain 2007 est donc l'année du 40e anniversaire du Renouveau catholique: il faudra fêter cela dignement ! Notamment par un Congrès des Responsables en septembre 2007.(voir logo)
Les CONCLUSIONS de Kevin Ranaghan:
1) La question de l'Unité chrétienne n'est pas un petit appendice facultatif pour le Renouveau, il faut l'inclure comme partie intégrante du Réveil charismatique, les faits le montrent.
2) Exercer le don de guérison avec audace, personnellement et collectivement, en Christ. Si pas de charismes, on n'est pas charismatique, c'est aussi clair que cela. Et ne pas confiner le ministère de guérison à l'eucharistie, ni au clergé, car il est destiné à TOUS, les non pratiquants inclus. Jésus guérissait partout, il guérit encore sans discrimination de pratique religieuse.
3) Nous sommes une relève du laïcat, Vatican II nous l'a demandé! Même si c'est déconcertant pour notre ancienne formation et pour maints prêtres. Si nous faisions tous notre boulot d'évangélisateurs dans l'Esprit Saint, on n'entendrait plus la bête question "Qu'est-ce que c'est, le Renouveau?"
4) Les jeunes. Toujours la grande urgence de nous rajeunir, de former et de lancer les jeunes. Ils en veulent, et pas un petit peu: ils veulent évangéliser à part entière, travailler, inspirer le monde dans lequel ils vivent. Ils veulent le tout, être dans Sa présence. Que ferons-nous de leurs aspirations?